Lac Stellisee

Le week end de le Pentecôte, avec son magnifique lundi férié et le temps incroyablement estival annoncé, nous a donné envie de partir bivouaquer en montagne.  Il a fallu nous décider un peu au hasard mais surtout en pariant sur l'absence de neige, encore assez  présente en altitude.

Nous avons finalement choisi d'aller à Zermatt, admirer le Cervin et son reflet dans le lac Stelli (Stellisee en allemand), rando que  je lorgnais depuis un certain temps (ici pour le descriptif  précis de la rando). Samedi 14h, les sacs sont fait, le saucisson et le chocolat bien emballés et la tente calé au fond du sac. 2h30 de route plus tard, nous sommes garés à Täsh. 20 minute d'attente pour le train et enfin Zermatt et le Cervin, majestueux. IMG_7719 a

(cliquer sur la première image juste en dessous et faire défiler avec les flèches pour toutes les voir sans forcement lire le texte)

Le ciel est blanc, la chaleur acceptable. Nous avons oublié le pain dans la voiture, évidement. Petit arrêt au coop, un autre pain et en route. Le sac est lourd, mal équilibré, les épaules souffrent déjà. Trouver le départ du chemin, première étape. Pas la plus simple ! Il est 17h, le chemin attaque raide. Vraiment raide. Je commence à me dire que 900 mètre de dénivelé pour la première rando de la saison, c'est peut être un peu excessif... Un large chemin dans les mélèzes, au frais. Le baladeur dans les oreilles. Et mon amoureux qui redescend pour porter mon sac sur quelques centaines de mètres. Pas de mots pour ça... Un joli village, plein de panneaux, de chemins ; le début des remonté mécaniques (fermées), un premier lac. Et enfin un panneau indiquant "Stellisee - 1h"... Il est 19h, la barre de chocolat est un régal. Encore 300 mètres de montée. Peut être les plus durs. Le temps se lève, les nuages s'effilochent en larges volutes harmonieuses autour du Cervin,  la lumière dorée de cette fin de journée fait rêver... Et une fois de plus mon homme qui viens soulager mes épaules du poids de mon sac. Je n'y serais sans doute pas arrivée sans lui... Le lac enfin. Il est 20h. Le soleil trace de larges bandes derrière la montagne, éclairant d'une chaude lumière le paysage. Le Cervin nous offre son plus beau reflet dans la gouille située en dessous du Stelli. Aucune ride. Juste la lumière et le plaisir d'être là. Savourer l'instant, la beauté du lieu... IMG_7743 a On enfile une polaire, un pantalon. La tente est vite montée. L'eau chauffe sur le réchaud, on prépare un bol de soupe ; une tranche de pain, quelques rondelles de saucisson, une pomme... Le meilleur repas du monde. Il n'y a pas de bruits, juste la lumière qui décline lentement. IMG_7748 a Le lac est joli doucement ridé par le vent. Les photos se ressemblent toutes un peu, mais qu'importe. Le fait d'être là ensemble, seuls, suffit... Au cours de la soirée / nuit nous aurons à affronter une marmotte folle, qui a dévorée presque tout ce que nous avions à manger (dont le saucisson, sacrilège !! et la poubelle, la folle), qui à voulu rentrer DANS la tente en me croquant le pied  et qui a tenté le trampoline sur la tente. Expérience traumatisante s'il en est, surtout à 4h du mat lorsque la tente se met à tanguer et provoque un demi réveil en sursaut... La nuit fut courte donc. Et fraîche. Nan pas fraîche, glaciale. ET flippante. 5h30, le lever de soleil fade et lointain nous invite à nous rendormir tranquillement sans trop de regret. Vers 7h30, deuxième réveil, mais en douceur cette fois-ci ; la chaleur reviens doucement, de nombreuses cloches tintent autour de nous : le lac a été envahi par des tas de petits moutons au nez noir, qui sautent sur eux même. Tellement chouette comme réveil, ça change de la marmotte folle ! Après avoir joué un moment avec ces peluches mouton, il est temps de s'occuper du petit dej. Confortabelement installés sur un banc au bord du lac, le thé n'a jamais autant eu ce gout de sérénité, baigné dans la lumière dorée de ce matin tout neuf... Le temps de savourer, de photographier, encore le Cervin, quelques fleurs, le Cervin, des moutons, le Cervin... et nous reprenons doucement, et en passant quand même par un autre lac, le chemin de la fournaise de la vallée pour enfin, dormir un peu. Mais l'envie est juste là, de remonter, recommencer, s'évader à nouveau... Anterne la prochaine fois ?

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