2016

  
  • Parce qu'aujourd'hui on est le 3 janvier et que 2016 est arrivée. 
  • Parce que c'est aussi un peu le premier vrai jour de l'hiver et que c'est beau la neige. Même si c'est une "vieille" photo ça ressemble un peu à ça aujourd'hui dehors.
  • Parce que ces prochains mois, le blanc va être remplacé par beaucoup de bleu ; la neige et la brume par du sable et du soleil ; la montagne par la mer et des plages...
  • Parce que ce chalet représente un confort précieux, que l'on apprécie pleinement que lorsqu'on ne l'a plus vraiment : avoir un chez soi. C'est un plaisir simple, si simple qu'il est très facile d'oublier de l'apprécier ; c'est là un de mes défi à venir d'ailleurs : arriver à "créer son chez soi en soi où que l'on soit..." 
  • Parce que le minimalisme prend tout son sens lorsqu'il s'agit de faire rentrer sa vie dans 3 bagages de 25 kg maximum...
  • Et parce que cette photo sera exposée avec quelques autres du 22 au 24 janvier à Cluses... Même si en trame de fond revient de manière lancinante cette question "de quel droit me dis-je photographe..."
2015 à été une année fantastique, peuplée d'amis formidables, de bonnes décisions, de ruptures libératrices, de certitudes, de volonté, d'acceptation et aussi de pleins de questions.  Et puis 2016 vient d'arriver pour dérouler cette immense page blanche que l'on s'est attachés à s'offrir. Il ne reste plus qu'à l'écrire, la photographier, la danser pourquoi pas, la découvrir surtout et puis la vivre, tout simplement et pleinement... Quoi qu'elle nous réserve. Profiter de l'instant présent, juste ça. Qu'il soit beau, triste, magnifiquement colorée ou simplement pluvieux. Pour prendre conscience et ne rien regretter. Même si c'est dur, déstabilisant ou... que sais-je. Juste le vivre.  Je me rends compte au fil des mois de janvier qui passent, qu'il m'est très dur de faire une rétrospective, imagée ou non, de l'année écoulée. Un truc que font beaucoup de photographe, pour mon plus grand plaisir visuel d'ailleurs. Pourtant quelque chose me dérange à chaque fois. Je retarde, je laisse traîner et... février arrive et c'est trop tard. Ouf ! Je viens de comprendre que ce n'est tout simplement pas "juste" pas ce qui me correspond. Alors à quoi bon. Et me voilà en train d'écrire ces quelques mots, brouillons et décousus mais justes. Les premiers que j'arrive à aligner sereinement depuis le 18 novembre... Pourtant des photos de 2015 il y en a ! L'Islande déjà... et puis le Sri Lanka et Harry Potter à Londres en novembre. Et des bivouac. Et d'autres. Ça viendra. Pour le moment le monde m'est un peu moins accessible que d'habitude. La technologie me fuit. La connexion internet aussi. C'est déstabilisant. Et très sympa. À part les écrans bleus Windows.  Ça viendra. Mais pas en rétrospective. Juste comme ça. Pour le plaisir de partager. Le mien, de manière un peu égoïste. Et j'espère le votre aussi, si mes photos vous évoquent quelque chose.  Et ce sera le bon moment, le moment juste. En accord avec moi même, avec ce que je veux être.  Alors voilà. J'ai simplement envie de vous souhaiter cette justesse pour 2016. Être en accord avec vous même. J'en fais toute une histoire ; ce n'est pas facile à trouver et je n'ai pas encore parcouru tout le chemin, il y a des côtes plus hardues que d'autres, mais rien que s'engager dessus rend la vie lumineuse. Je vous souhaite cette lumière dans chaque seconde de vie ; chaque instant mérite notre pleine attention même s'il est triste ou un peu moche. Pour être sûr de ne pas rater ceux qui seront formidables. Juste pour s'habituer. Parce que c'est ça la vie... Très belle année 2016 !!

Une maison en Provence…

J'adore la maison de mes parents en Provence. Blanche, lumineuse. Des vieux meubles, admirablement mêles à de confortables canapés modernes, beiges ; de petites tables en verre, un tapis tibétain moelleux. La déco, si simple et si juste. Rose, blanc, crème. IMG_7164 a Je n'y vais pas souvent ; je ne prend pas le temps, comme tellement d'autres choses. Et pourtant j'aime y être ; ouvrir les placards de ma chambre, remplis de ma vie d'enfant puis d'ado, passer dans les différentes pièces. Découvrir les changements, ce nouveau sol en parquet blanc, ou cette douce moquette dans les salles de bain. Redécouvrir mes affaires, mes peluches, mes livres. Et toujours ce blanc partout, cette lumière. IMG_7141 a Par chaque fenêtre aux volets de bois entrebâillés par les chaudes journées d'été, apparaît le vert tendre des chênes du jardin, le rose de la terrasse, le bleu du ciel. Les fleurs ; le chant des cigales, parfois entêtant. Ou l'air plus frais du début de soirée, parfois mêlé de l'odeur du barbecue en train de chauffer. Et souvent en fin de journée, une silhouette au fond du jardin, qui arrose doucement. IMG_7242 a Ce sera toujours ma maison. Mon enfance...  

2014…

IMG_3064 a Elle a été longue cette fin d'année, très longue. Et en accord avec le temps, mélancolique et déprimé. Le changement de chiffre n'a par ailleurs rien arrangé... Envie de rien, ni lire, ni skier, ni même surfer sur le net ; juste de se pelotonner en boule dans un endroit chaud et douillet et hiberner. Malheureusement, le quotidien de l'homme moderne ne se prête pas si bien que ça à l'hibernation ; le travail en pâtit, le quotidien et la vie en société également. Se sentir rejeté, ignoré est le pire. Les amis se font rare, voir inexistants, la confiance en soi déjà peu présente disparaît doucement et toute cette pluie, dehors, achève le travail déjà bien entamé. Du coup, le blog reste à l'abandon, pas de billet de début d'année, pas de vœux, pas de nouvelles photos, rien de ce qui rend le mois de Janvier normalement sympathique. Et puis sorti de nulle part, une semaine de travail complètement différente, totalement hors du temps, sans une seule seconde pour réfléchir ou déprimer, suivi d'un petit mail anodin pour avis sur une réflexion photographique approfondie, une opportunité de participer à un cours de cuisine totalement imprévu, l'arrivée d'internet dans notre maison et ENFIN ce déclic et la joie simple d'avoir de nouveau envie d'écrire, de photographier et, pourquoi pas, de sourire à nouveau ! Alors voilà, j'ai plein d'idées d’articles (dont certains qui auraient mérité d'être publié en janvier, voir avant...), il y a les photos de Bali qui arrivent presque au jour le jour comme promis et qui devraient être encore plus régulières puisque maintenant nous sommes connecté au monde (!!) et j'espère que malgré la pluie qui continue, le moral timidement retrouvé ce week end va reprendre des forces sereinement pour aborder doucement et avec léger té le printemps tout proche ! Et merci infiniment à vous qui me lisez, ça veut dire tellement vos visite pour moi...

Rentrée

Il est 19h en ce dimanche de septembre, le weekend s’est doucement évaporé dans une sorte de torpeur communicative et apaisante, uniquement ponctuée d’une agréable soirée Mégevanne sur fond de film de ski et de très bon reggae. Une sorte de retour dans le passé de nos folles soirées étudiantes… Habituellement cette période de rentrée, ce fameux mot qu’on retrouve sur toutes les lèvres ces derniers jours, est pour moi synonyme de renouveau et de dynamisme ; ça me donne envie de changer, un peu tout (souvent sans succès, mais qu’importe), de prendre de bonnes résolutions, d’acheter de nouveaux cahiers pour la nouvelle année à venir… C’est également le début de l’automne, cette saison si belle, si douce, dorée et colorée, qui sent le feu de bois et les marrons grillés et qui me donne envie de goûters gourmands et de chocolats chauds partagés dans les rires et la bonne humeur. Et pourtant cette année au retour des vacances, qui pour moi ne se traduit jamais par un abattement profond à l’idée de reprendre le travail, je n’ai rien ressenti d’autre que l’envie de prendre le temps de vivre au présent et non pas à mille à l’heure en suivant des listes de tâches, impossibles à accomplir. Essayer de retenir et de profiter de tous ces petits moments qui font la vie, le quotidien... Non, en cette soirée de dimanche, seule une douce mélancolie m’habite, simplement teintée d’une vague impression que le temps s’est figé dans l’attente d’un événement implacable et nécessaire… Mais pour l’heure, je me laisse juste envahir par la plénitude de l’instant : la douce chaleur de l’eau de mon bain, le bruit de la pluie qui tape sur le velux parfois ponctué du grondement sourd de l’orage tout proche, la présence rassurante de Flo, que j'entends doucement juste en bas et petit à petit l’odeur, tellement agréable d’une tartiflette qui cuit… La vraie vie, tout simplement…