295 : Nuit en refuge

En prenant un groupe d'amis, quelques appareils photos, un splendide week end d'automne et "la clé des champs" ou plus exactement la clé de Véran, on obtiens la promesse d'un moment d'exception, tout simplement...

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L'air était vif, la forêt flamboyante. Niché au creux d'une prairie d'altitude, jaunie par les premières gelées, un joli chalet au toit rouge apparait, surmonté de deux cheminées qui fument doucement dans la lumière dorée... Le contraste est saisissant entre ce bois vieilli, cette impression de douceur qui se dégage des lieux et la nature environnante, belle et froide. Les hautes falaises rocheuses, encore légèrement plâtrées par les dernières neiges, dominent des pentes raides parsemé de quelques sapins verts que l'on se plait a rêver, peuplées de chamois ou autres bouquetins.

L'odeur chaude du bois accueil le randonneur fatigué, la large table massive invite au repos. Le bois est là, bien rangé, prêt a alimenter les deux magnifiques poels en fonte ; le soleil parti, la douce chaleur de ce bel intérieur offre un refuge contre le froid des plus agréables. Un thé fumant, quelques biscuits et les rires envahissent rapidement la petite cuisine.

Quelques photos aux abords du chalet, dans l'air devenu piquant et il est l'heure de retourner à la gastronomie des alpages : quelques bonnes bouteilles de vin, une noix de jambon cru de pays, quelques rondelles de saucisson, du bon fromage... Quoi de meilleur pour la convivialité qu'une excellente fondue partagée dans les rires et la bonne humeur.

Après une nuit de sommeil reposante, chaudement enroulés dans les couvertures rugueuses, le chalet s'éveille doucement. Les bruit du premier levé résonnent dans le silence matinal ; l'ouverture du poel pour ranimer le feu, la mise en place de la bouilloire en prévision du café qui réchauffera tout à l'heure toute la tablée, l'habillage, le laçage des chaussures, la porte qui s'ouvre, puis plus rien... Pour encore un court instant, seul le craquement du bois qui se consume habite le calme qui précède le réveil...

Dehors la fumée s'étale paresseusement dans l'air froid du matin, laissant deviner la douce chaleur de la cuisine que l'on vient de quitter et le copieux petit déjeuner qui nous attendra, tout a l'heure, au retour des photos...

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